Bretagne ensemble - 28 : Mai 2015

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film_Degrade.jpg Parmi les longs métrages soutenus par la Région Bretagne, deux d’entre eux étaient présents cette année au Festival International du Film de Cannes : Dégradé, d’Arab et Tarzan Abunasser / Les Films du tambour, Made in Palestine project et Mille et une films (photo), en compétition dans le cadre de la semaine de la critique, et Crache-cœur de Julia Kowalski / Les Films de Françoise, à l’affiche de la programmation de l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID).

En chiffres

95 films tournés dans la région et accompagnés par l’Accueil des tournages en Bretagne en 2014.

La Bretagne fait son cinéma sans strass ni paillettes.

Jean-Michel Le Boulanger, vice‑président de la Région Bretagne, chargé de la culture et des pratiques culturelles

Ça tourne aussi en breton

Le premier long‑métrage de fiction en langue bretonne est sorti en 2013. Son nom ? Lann Vraz. Il complète un large choix de films, de documentaires, de séries et de dessins animés déjà produits en breton, souvent sous‑titrés en français, notamment la sitcom Ken Tuch’ dont la quatrième saison est en cours de tournage.
Beaucoup d’autres productions nationales et internationales sont doublées grâce à l’association Dizale. Ces œuvres sont disponibles sur le portail de vidéo à la demande (VOD)www.breizhvod.com ou sur le site de l’INA (Institut national de l’audiovisuel).
À la télévision, plusieurs émissions hebdomadaires font vivre l’audiovisuel à l’heure bretonne. En mode magazine, reportage, sketchs, info, animation… Les enfants ont rendez‑vous le samedi matin sur France 3 avec le programme jeunesse Mouchig‑dall. Les adultes se retrouvent le lendemain devant Bali Breizh.
Sur Internet, la web TV www.brezhoweb.com diffuse elle aussi des programmes variés. Tout comme les trois chaînes de télévision locales hertziennes, régulièrement associées à des projets de coproduction.
En 2014, la Région Bretagne a soutenu la production et la diffusion d’œuvres audiovisuelles en langue bretonne à hauteur de 1,25 million d’euros.

Retour En avant

Culture

La Bretagne au générique

Du petit au grand écran, la Bretagne se distingue dans la production et la diffusion d’œuvres audiovisuelles de qualité. Sans stars ni paillettes. La Région aide la filière à jouer les premiers rôles.

Le Nord a Bruno Dumont. La Provence a Robert Guédiguian. La Bretagne n’a pas son réalisateur vedette ni son acteur ambassadeur du terroir. Pas plus de succès historique au box‑office comme Bienvenue chez les Ch’tis ou Plus belle la vie.


Ce qui n’empêche pas la région d’être un filon en or pour la télévision et le cinéma, riche en talents et en décors d’exception. Dans un pays où Paris et sa banlieue concentrent l’écrasante majorité des moyens de création, de production et de diffusion, la Bretagne décroche la palme du meilleur espoir.


Moteur : on tourne en Bretagne !


Du réel à l’animation


Historiquement, le cinéma en Bretagne s’est fait connaître avec le documentaire audiovisuel de création et le cinéma d’animation. Les sociétés Mille et Une Films, Paris Brest Productions ou Iloz Productions font toujours honneur au cinéma du réel. La Bretagne inspire la réflexion et nourrit le débat de société. L’incroyable succès d’Anaïs s’en va‑t‑en guerre, témoin du combat poignant d’une jeune agricultrice amoureuse de plantes aromatiques et médicinales, est le dernier exemple en date.


Côté stop motion1 et papiers découpés, les studios d’animation rennais Vivement Lundi ! et JPL Films décrochent à tour de rôle les récompenses depuis vingt ans. Cette année, Tempête sur anorak et La Petite Casserole d’Anatole font le bonheur des festivaliers. Le prochain long‑métrage du réalisateur Jean‑François Laguionie, Louise en hiver, est attendu avec impatience.


Produit en Bretagne


Aujourd’hui, la fiction fait aussi entendre ses voix. Par le passé, la Bretagne a accueilli Le Cheval d’orgueil de Claude Chabrol, les Chouans vus par Philippe de Broca et le Conte d’été signé Éric Rohmer. Plus récemment sont venus tourner Jalil Lespert près de Saint‑Malo (Des vents contraires), Emmanuelle Bercot en Cornouaille (Elle s’en va), Riad Sattouf à Rennes (Les Beaux Gosses) ou Christophe Honoré dans les monts d’Arrée (Non ma fille tu n’iras pas danser). Moins connus du grand public, les talents régionaux derrière la caméra sont pourtant nombreux. Ils s’appellent Pascale Breton, Katell Quillévéré, Fred Cavayé, Delphine et Muriel Coulin, Mariana Otero, Christian Rouaud ou Marie Hélia. « La Bretagne fait son cinéma sans strass ni paillettes, observe Jean‑Michel Le Boulanger, vice‑président de la Région Bretagne, chargé de la culture et des pratiques culturelles. Mais c’est une région à forte densité de talents qui travaillent dans un réseau très actif d’associations, de structures, de festivals… Les professionnels des régions voisines observent avec attention ce qui se passe, se tourne et se forme en Bretagne. »


Les productions bretonnes en images


Du scénario au montage, via la distribution en salle, la Bretagne est en effet l’une des rares régions françaises où il est possible de produire un long‑métrage de A à Z. Le film de Bénédicte Pagnot Les Lendemains (2013) le prouve. Car de nombreuses sociétés de prestations techniques pour le cinéma et la télévision épaulent la création. Le déménagement récent de la société AGM Factory à Rennes a valeur d’exemple. Le studio est un spécialiste renommé du doublage et de la post‑production.


Des Bretons cinéphiles


À l’autre bout de la chaîne scintille l’écran. Et les Bretons aiment le cinéma. En particulier les femmes et les jeunes. « La Bretagne compte une des plus fortes proportions de spectatrices. Les 15‑24 ans sont – en proportion – légèrement plus nombreux que dans l’ensemble de la population cinématographique nationale », écrit le Centre national du cinéma (CNC) dans son rapport d’activité. En 2013, les cinémas bretons ont enregistré 8 730 000 entrées. La région se classait au 6e rang hexagonal pour le nombre de cinémas (123), d’écrans (293) et de fauteuils (56 813). Sans oublier les festivals consacrés au 7e art. Les plus connus d’entre eux peuvent attirer jusqu’à 40 000 spectateurs. Le festival du film de Douarnenez se consacre aux minorités et aux questions identitaires. À Brest, on célèbre la créativité du court‑métrage. À Dinard, on met à l’honneur le film britannique. À Groix, on célèbre les îles et leurs habitants. À Rennes, Travelling zoome sur les villes.


Ça tourne aussi en breton


À plein tube cathodique


Côté petit écran, trois chaînes locales occupent les ondes hertziennes de la télévision numérique terrestre (TNT). Ces antennes privées bretonnes se nomment TVR Rennes 35 Bretagne, Tébéo et TébéSud. Elles diffusent au minimum deux heures de programmes « frais » par jour pour couvrir l’actualité régionale. Mais leur lucarne fait aussi la part belle aux créations du cru. « Les télévisions locales répondent au besoin de débouchés locaux de la filière de production audiovisuelle, estime Jean‑Michel Le Boulanger. Elles peuvent servir de tremplin aux professionnels de l’image bretons. » Les trois antennes animent ainsi une unité de programme régionale, baptisée « La Bretagne en prime‑time », pour coproduire et diffuser des documentaires de création, des courts‑métrages d’animation ou de fiction, des programmes en langue bretonne… L’antenne régionale France 3 Bretagne honore la même mission. Ces diffuseurs travaillent actuellement avec la Région à de nouvelles évolutions du paysage audiovisuel régional, en concertation avec d’autres acteurs comme Brezhoweb, webtélé en langue bretonne, ou la fédération Films en Bretagne.


Des réseaux actifs


La vitalité du cinéma et de l’audiovisuel bretons doit beaucoup à l’activisme de nombreuses structures amoureuses de l’image et du récit. Films en Bretagne en est une. Créée voilà quinze ans, l’association réunit la grande famille des professionnels. Avec ses producteurs, ses auteurs, ses réalisateurs, ses techniciens, ses artistes, ses documentaristes… Elle fournit un travail colossal d’information, de veille, de conseil et de formation. Ce que résume Jean-‑ichel Le Boulanger : « La force du cinéma breton repose sur sa capacité à créer des liens et provoquer des rencontres pour imaginer de nouveaux contenus, croiser des savoir‑faire, mélanger les générations… »


L’Accueil des tournages en Bretagne intervient avant le clap de début. Son équipe aide les sociétés de production françaises et étrangères qui souhaitent tourner des films en Bretagne à trouver les décors dont elles ont besoin, les bons comédiens, les meilleurs techniciens, les prestataires ad hoc…


En 2014, le bureau a accompagné la fabrication de 95 films tournés en Bretagne, dont les trois quarts à l’initiative de producteurs extérieurs. Parmi eux figuraient deux longs‑métrages sortis en avril : Les Châteaux de sable, avec Emma de Caunes, puis En équilibre, avec Cécile de France et Albert Dupontel. Deux succès qui en disent long sur l’image touristique de la Bretagne au cinéma. « Des vagues, des gros rochers, une maison de famille au bord de mer dans une nature préservée… liste Catherine Delalande, responsable du bureau. Le Finistère accueille la moitié des tournages. Mais je ne désespère pas de vendre un jour les Monts d’Arrée aux réalisateurs parisiens ! »


Des aides à la création


En coulisses, la Région Bretagne joue un rôle actif. Elle soutient les activités de Films en Bretagne et finance l’Accueil des tournages. Elle épaule les manifestations cinématographiques – en particulier les festivals – qui encouragent les rencontres entre les artistes, les professionnels et les habitants. Elle aide les petits cinémas de proximité, indépendants et essentiellement ruraux, ainsi que les établissements d’art et essai, à moderniser leurs salles et leurs équipements.


En chiffres


La Région Bretagne pilote aussi un fonds pour la création cinématographique et audiovisuelle dont le budget (3 millions d’euros en 2014) a triplé en dix ans. Sous la forme d’aides à l’écriture, au développement et à la réalisation, ce fonds contribue à la fabrication d’une grande diversité d’œuvres audiovisuelles et de cinéma – courts et longs‑métrages, documentaires, fictions, animations. Une centaine de projets en bénéficient chaque année. Les Palmes et les Césars ne sauraient tarder.


1. Animation image par image.

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